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Kill Bill vol. 2, anthologie du cinéma de quartier
Publié le 17/09/2006 par Snake Void
Moins bourrin au point que certains le disent chiant par rapport au premier volet, plus subtil.






Déjà, commençons direct par péter plus haut que mon cul...

J'ai lu, à l'époque de la diffusion TV de ce petit chef d'oeuvre, un mot dans le Nouvel Observateur, journal duquel, fut une époque, je me déléctais des programmes ciné et TV pour faire passer le temps du mercredi matin (et oui, voyez à quoi l'arrêt de Dorothée mène les jeunes, messieurs les programmateurs !).



Bref, ça disait que le film était chiant et qu'il aurait été plus judicieux de faire un seul film des deux Kill Bill.

Moi je dis NON.




Si Kill Bill vol. 1 était une phrase prononcée par Quentin, ce serait "j'aime le cinéma d'avant !".



Les deux volumes puent l'old-school à 10 bornes, structurés comme Super Mario World, on voit ça particulièrement dans les crédits, où tout est présenté segment par segment tel un bon vieux beat'em all des familles (le cri de Gordon Liu dans le Cast nous confortera dans cet idée), ou, une fois de plus, Super Mario World (oui Madame je travaille mes comparaisons !) et, bon Dieu, je suis client !!!!


Et en plus le 5.1 ça fait mââââââl aux oreilles de l'hôôôômme !!!

Après tout pourquoi ne pas tuer Bill d'abord et les autres ensuite ?? Parce que la difficulté du jeu est progressive, bien sûr ! Avant Bowser, il y a ses fils ! mais revenons à ce que je disais. Tarantino aime le cinéma d'avant, mais POURQUOI l'aime-t'il ?

C'est là qu'intervient la différenciation fondamentale entre le vol1 et le vol2.



Si Kill Bill vol2 était une phrase de Francis Cabrel,ce serait :

"Le cinéma c'était mieux avannnnnnnnnnnnt !!!"


Le film est donc divisé en trois segments, trois cibles à abattre pour Uma "The Bride" Thurman : Budd, Elle, et Bill...

A mon sens la volonté de Tarantino de rapprocher les deux premiers n'est pas innocente et ne tient pas à un manque d'inspiration.



Le segment de Budd est le problème et celui d'Elle apporte la fin de la solution qui se profile durant le flash-back.

Budd nous montre la perception du cinéma actuel par l'old-schooler qu'est Tarantino, vision à laquelle j'adhère pas mal.



Tarantino nous dit "Voilà le gaspillage qu'on a fait de l'héritage de Fulci et Leone !!"


Du western classios avec Charles (ou Clint, mais Bronson prédomine ici, le film lui est dédié et il figure en poster dans la caravane), on en vient aux rednecks drogués videurs de bars de strip-tease qui bourrinent à la carabine.



Il faut comprendre des beaufs entourés de girls courts-vêtues et où tout pète partout (Michael Bay et consorts ne sont pas loin, Besson doit pouvoir se sentir visé aussi...).

Et pour quelques millions de dollars au box-office de plus...

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