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 | Le pavé dans la mare Max Aub --- 'Crimes exemplaires' Publié le 06/10/2006 par Bambi rules | | Plutôt mourir! me dit-elle. Et dire que ce que je voulais par-dessus tout c’était lui faire plaisir! |
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Max Aub (Paris, 1903 — Mexico, 1972) |
"Né en France de père allemand et de mère française, Max Aub et sa famille sont contraints de quitter la France au début de la première guerre mondiale. C’est son premier exil. Il fait ses études et ses premières armes en tant qu’écrivain à Valence dans la revue Verdad.
Il côtoie les grands noms du surréalisme espagnol, Bunuel, Dali, Miro ou Picasso.
En 36, commence la Guerre d’Espagne. Max Aub s’engage du coté des républicains et c’est dans ces circonstances qu’il rencontre Malraux. Il sera co-scénariste de L’Espoir. Sous commissaire du pavillon espagnol de l’exposition universelle de Paris, il commande à ce titre Guernica à Picasso en 37.
Devant quitter l’Espagne après la victoire de Franco, il s’installe en France mais pour une courte durée. Après la défaite contre l’Allemagne, il est interné et relâché à trois reprises au camp de Vernet en tant qu’ israélite, communiste notoire d’activités dangereuses, puis à celui de Djelfa, dont il parvient à sortir grâce a ses relations avec un consul mexicain.
Il quitte alors l’Europe et va s’installer à Vera Cruz en 1942.
Après un douloureux passage dans les camps français, il s'installe définitivement au Mexique, en 1942. C’est là qu’il rédige la majeure partie de son œuvre, que nous n’avons pas lue et dont nous ne pouvons pas parler sinon en recopiant ce que vous trouveriez en faisant une recherche sur d’autres pages internet.
Il reviendra en Europe, en France et en Espagne des années plus tard.
Il meurt à Mexico en 1972." |
"CRIMES EXEMPLAIRES"
(paru en 1956)
PRIX DE L’HUMOUR NOIR 1981 |
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"Plutôt mourir ! Me dit-elle. Et dire que ce que je voulais par-dessus tout c’était lui faire plaisir." |
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une œuvre ciselée et unique …
recueil d’une centaine de confessions lapidaires … véritables témoignages de psychopathes ou bien fantasmes inavouables de l’auteur … |
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"Nous étions serrés comme des sardines et cet homme était un cochon. Il sentait mauvais. Tout en lui sentait mauvais, mais surtout ses pieds. Je vous assure que c’était insupportable. En plus le col de sa chemise était noir et sa nuque crasseuse. Et il me regardait. C’était quelque chose d’absolument répugnant. J’ai dû changer de place. Eh bien, que vous le croyiez ou non, cet individu m’a suivie ! C’était l’odeur d’un démon et il me semblait voir sortir des horreurs de sa bouche. Peut-être l’ais-je poussé un peu fort. Mais ne me dites pas que c’est de ma faute si les roues du camion lui sont passé dessus." |
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parfois froidement « clinique » … souvent furieusement guidé par un sentiment de justice … chaque meurtrier étale sans remord sa conviction en son acte ... chaque mot convulsé par une rigueur dans la démonstration ... cette ferveur glacée que l'on pourrait intituler "La Logique implacable" !!!
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"Je l’ai fendu du haut en bas, comme une bête, parce qu’elle comptait les mouches au plafond pendant que je lui faisais l’amour" |
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La Mort de chaque homme n'est qu'une anecdote malheureuse ... ligne furtive dans une page nécro ... un caprice du destin qui relègue les ambitions d’éternité de l’Homme a un simple concours de circonstances … une association de mauvais moments, de mauvais lieux et surtout de mauvaises rencontres . |
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"Vous savez, tout de suite après, les fils de millionnaire n’ont rien de particulier dans leurs petites têtes." |
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Un témoignage intemporel de la fragilité du lien social … cette incapacité chronique à traverser le quotidien sans s’écoeurer de la proximité de l’autre … |
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"Je l’ai tué parce que j’avais mal à la tête. Et lui qui vient me parler, sans s’arrêter une seconde, de choses qui m’étaient totalement indifférentes. C’est la vérité, et même si elles m’avaient importé j’aurais fait de même. Avant de le faire j’ai regardé six fois ma montre avec ostentation : il n’en a fait aucun cas. Je crois cependant que c’est une circonstance atténuante qui devrait être sérieusement prise en compte" |
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L’autre cette menace qui empiète avec vice sur notre belle bulle d’espace vital … |
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« L’autre » ce relief embarrassant qui cultive une immonde persistance à rester lui-même alors qu’une étincelle de lucidité le conduirait à devenir Moi … |
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"Comment peut-on m’accuser de l’avoir tué alors que j’avais oublié que mon pistolet était chargé ? Tout le monde sait que je n’ai pas de mémoire. Alors maintenant on va dire que c’est de ma faute ? Ca, c’est un comble !" |
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Une illustration très noire du « L’enfer c’est les autres » de Sartre nourrie de sourires honteux et d’une empathie sadique (que le premier qui n’a jamais rêvé de pratiquer le meurtre m’éviscère sur le champ !) |
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"Le pauvre était si laid que chaque fois que je le rencontrais, c’était comme une insulte. Il y a des limites à tout." |
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Les "Crimes exemplaires" de Max Aub sont des pièges à humeurs rendant à la noirceur de l'Homme sa véritable nature : une boutade divine … un jouet du destin. |
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"Je l’ai tué pour ne pas lui faire de peine" |
Titre : Crimes exemplaires
Auteur(s) : AUB Max
Traducteur(s) : GUIBBERT Jean-Paul
Traduit de : espagnol
Prix reçus : PRIX DE L’HUMOUR NOIR 1981
ISBN : 2-85940-500-3
Nombre de pages : 128
Date de parution: 01/10/1997
Date de première édition : 1956
Collection : D'aujourd'hui/Étranger |
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4e de couverture de "Les crimes exemplaires" ... une bonne tranche de RiGouLAdE !
"Ami lecteur, tu te tiens au rayon littérature d’une bonne librairie, plus précisément en position debout, les jambes en appui.
Tu feuillettes le recueil Crimes exemplaires de Max Aub, écrivain espagnol, ami de Buñuel, Dali et Lorca, co-scénariste du film L’Espor avec Malraux, commanditaire du Guernica de Picasso.
Emprisonné en 1940, il erre de camp de concentration en prison, puis s’évade et rejoint le Mexique où il écrit trois romans, des recueils de contes, du théâtre, rédige à lui seul une revue. C’est en 1956 qu’il publie ce recueil, catalogue d’une centaine de crimes accomplis par agacement, impatience, principe ou charité - considéré aujourd’hui comme un classique.
Ami lecteur, tu hésites encore malgré tout cela, tu poses et reprends le livre, tu le reposes, puis finalement tu sors de la bonne librairie, les mains vides. C’est ainsi que sur le trottoir je te rattrape et t’occis. L’aurais-tu simplement acheté, ce livre (il n’est même pas cher), tu serais encore en vie."
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