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 | Encres sur toile L'enfer des Zombies Publié le 23/08/2007 par Mutilabominator | Les croisères Fulci & Gerbouze vous proposent tripailles et lombrics en plat de résistance
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L'enfer des zombies ...................(1979)
de Lucio Fulci
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| 1979. le cinéma fantastique italien est en pleine mutation. après les chefs-d'oeuvre du gothique de Mario Bava et de Antonio Margheriti ("Danse macabre", "La sorcière sanglante", "Le masque du démon"), les gialli de Dario Argento et de Mario Bava, encore lui ("Six femmes pour l'assassin", "Les frissons de l'angoisse", "L'oiseau au plumage de cristal"), l'américain George Andrew Romero a créé avec "Zombie" ("Dawn of the dead"), réalisé en 1978, un succès incroyable, aux multiples répercussions. |
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Produit en partie avec des fonds italiens, par notamment Dario et Claudio Argento, le film de Romero fut monté par notre cher Dario pour une version européenne légèrement différente, plus courte, additionnée de la musique des célèbres Goblin.
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Bien entendu, les autres producteurs et metteurs en scène italiens ne peuvent rester sur ce seul succès, qui leur est dû à moitié. Dardano Sacchetti, un des meilleurs scénaristes italiens, en profite pour remettre au goût du jour un scénario d'aventure se déroulant sur une île des caraïbes, avec vaudou et agressions de zombies.
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Au départ, la réalisation de ce futur "L'enfer des zombies" est proposée à Enzo G. Castellari, qui va renier l'offre, mais donner un tuyau aux producteurs : proposer le film à Lucio Fulci, cet habile faiseur, qui a bossé efficacement dans tous les genres (drame, comédie, western, policier), et qui s'est déjà taillé une belle réputation dans le fantastique et l'épouvante ("La longue nuit de l'exorcisme", "L'emmurée vivante").
Très attiré par la violence graphique et un art visuel très macabre, Lucio Fulci va sauter sur l'occasion, et réaliser son premier vrai film d'horreur, où il va pouvoir lâcher toutes ses obsessions morbides.
"L'enfer des zombies" débute donc sous le meilleur jour. |
Dans le port de New-york, un navire à la dérive, apparemment abandonné, est accosté par une brigade maritime. à son bord, des vivres moisis et un morceau de cadavre laissent supposer une étrange affaire... alors que l'un des agents de police explore la cale, un énorme cadavre ambulant surgit de derrière une porte et l'égorge. Il monte sur le pont et, criblé de balles par l'autre policier, tombe dans les flots et disparait...
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Peter West (Ian Mc Culloch), journaliste, mène sa petite enquête, puis rencontre Ann Bowles (Tisa Farrow, soeur de Mia Farrow), laquelle affirme que le bateau appartient à son père, disparu depuis plusieurs mois, selon les dernières nouvelles, sur une île jamaïcaine du nom de Matool.
Peter et Ann décident alors d'élucider le mystère, puis partent pour la Jamaïque. Chemin faisant, ils se lient d'amitié avec un couple, Brian Hull (Al Cliver ) et Susan Baretto (Auretta Gay ), qui les accueillent dans leur voilier de croisière et acceptent de les conduire jusque cette fameuse île.
Alors que Susan se baigne dans l'océan, elle est agressée par un homme étrange, et parvient de justesse à lui échapper...
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Une fois arrivés à Matool, les quatre amis font la connaissance du docteur Ménard (Richard Johnson), un chercheur qui tente de résoudre une mystérieuse maladie, laquelle affecte toute la population de son village. Il raconte à Ann le mal qui rongeait son père, ainsi que la mort récente de ce dernier. |
Selon la légende du culte vaudou, très présent sur l'île, les morts reviendraient sur terre pour dévorer la chair des vivants, et propager une terrible contagion...
Alors que, partis à la rencontre de la femme du docteur dans la villa de ce dernier, Peter et ses compagnons sont attaqués par les zombies, qui sortent au fur et à mesure de leurs tombeaux, lents, hagards, décomposés, prêts à dévorer toute forme de vie... alors que les tambours se font entendre dans la jungle, la survie devient une question de minutes... |
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"L'enfer des zombies" fut distribué en Italie sous le titre de "Zombi 2", le producteur Fabrizio de Angelis désirant surfer sur le succès du "Zombie" de Romero.
Pourtant, le film de Fulci diffère énormément de son "modèle", tant le ton, le rythme, le style et l'histoire diffèrent. N'étant point la suite de "Zombie", il peut cependant en constituer un excellent prologue. |
D'ailleurs, les américains ont semé davantage le doute quant à la filiation, ayant appelé le film directement "Zombie" par chez eux !
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Ayant rapporté trente millions de dollars à travers le monde, le film est bien sûr un énorme succès commercial, sans compter le fait qu'il n'a coûté presque rien, système D oblige.
Par exemple, les scènes tournées à New-york (rajoutées sur le scénario final, afin d'établir une réelle filiation avec "Zombie") se sont faites sans la moindre autorisation.
D'autre part, l'oeuvre bénéficie d'excellents techniciens, notamment Gianetto de Rossi et Maurizio Trani aux effets spéciaux et aux maquillages, Sergio Salvati à la photographie, le regretté Vincenzo Tomassi au montage, le merveilleux compositeur Fabio Frizzi, dont le thème principal restera à jamais gravé dans les mémoires... |
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Plastiquement, le film rappelle à certains moments les plans intenses de Sergio Leone (regards en gros plans, zombies qui déambulent au loin avec crabes au premier plan...). Il s'éloigne de "Zombie", tout en gardant un côté réaliste, décrivant le fléau comme une véritable maladie. Malgré tout, les zombies sont plus terrifiants et fantastiques, au sens littéral du terme, tant leur présence est maléfique et leur aspect repoussant.
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Niveau violence et gore, le film bat celui de Romero, en multipliant, très efficacement ceci dit, égorgements, festins de chair humaine, têtes explosées, et même une écharde dans l'oeil très cruelle et inoubliable.
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Pour les comédiens, pour la plupart très peu connus, le vent souffle également dans le bon sens. on retrouve tout de même l'acteur anglais Richard Johnson, ayant marqué le cinéma fantastique grâce à son rôle dans "La maison du diable" de Robert Wise, mais aussi "Emilie, l'enfant des ténèbres" de Massimo Dallamano.
Les autres sont plus des coutumiers du cinéma bis (bien que Johnson en soit aussi un fervent participant, étant aussi protagoniste majeur dans les films de Sergio Martino, comme "Alligator" et "Le continent des hommes-poissons"). |
Ian Mc Culloch, comédien écossais, habitué des séries télévisées (dont un épisode de "La maison de tous les cauchemars", produite par la célèbre Hammer films), se spécialise aussi à cette époque dans le film fantastique bien bis ("Contamination" de Luigi Cozzi, "La terreur des zombies" de Franco Martinelli, repompage raté du film de Fulci ).
Mais n'oublions pas non plus Al Cliver ( "Le gladiateur du futur" ), Stefania d'Amario ("L'avion de l'apocalypse")... |
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Le succès de "L'enfer des zombies" entraîne de nouveau une folie des films de zombies en Italie. Après "La terreur des zombies" de Franco Martinelli, qui reprend le décor, des stock-shots de son modèle, mais aussi Ian Mc Culloch et Alejandro Dakkar, arriveront, se bousculant au comptoir, "L'avion de l'apocalypse" de Umberto Lenzi, "Virus cannibale" de Bruno Mattei, "Le manoir de la terreur" de Andrea Bianchi, "L'aube des zombies" de Frank Agrama...
Alors que le phénomène s'étend à la France, avec "Le lac des morts-vivants" du génial Jean Rollin, Lucio Fulci poursuit sa saga zombiesque avec "Frayeurs", "L'au-delà" et "La maison près du cimetière". |
En 1988, soit sept ans après cette vague de folie, qui marqua à tout jamais sa vie et sa carrière, il réalisera "Zombi 3", mais quittera le plateau après un petit contrat. Bruno Mattei et Claudio Fragasso, les zédeux absolus de "Virus cannibale", reprendront les rênes.
Si "Zombi 3" est décrié par beaucoup, il comporte tout de même des qualités, mais ceci est une autre histoire et un autre sujet. |
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Sans jamais égaler cette période de gloire, Lucio Fulci ne sera hélas pas reconnu par la critique, excepté après sa mort, le 13 mars 1996, alors qu'il devait réaliser "Le masque de cire", produit par Dario Argento, interprété par Robert Hossein, et photographié par Sergio Salvati. le film sera (très mal) repris par le maquilleur Sergio Stivaletti (les "démons" de Lamberto Bava, le fils de Mario, lui aussi trop décrié par la critique).
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Pour les anecdotes, sachez que Arthur "captain" Haggerty, qui joue le zombie obèse du début, ancien dresseur de chiens dans l'armée, s'est occupé du chien de "L'éventreur de new-york", lors de la scène d'introduction de cet autre monument de l'horreur de Fulci.
Une scène perdue fut tournée pour la fin du film, où les zombies sortaient de l'eau pour débarquer dans New-york, Haggerty lui-même surgissant des flots avec, dans son dos, les impacts de balles.
Le film fut tourné en anglais et en italien, les comédiens anglophones parlant anglais et les autres parlant italien.
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Pour la vidéo, le film, ayant subi en salles les foudres de la censure, fut disponible dans tout un tas de versions. Cependant, la version intégrale fut distribuée chez nous par South pacific vidéo en 1981. Cette vhs est rare et très recherchée...
En france, le dvd a rendu aussi honneur au film, par l'intermédiaire de l'éditeur Néo-publishing, qui nous proposa une édition de deux disques avec une copie de très bonne qualité et de nombreux bonus captivants et remplis d'anecdotes. |
.........................................................................................................................................................................................................................................................TRAILER
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Fiche technique
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Titre
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"L'enfer des zombies" (aka "Woodoo - Die Schreckensinsel der Zombies", "Zombie 2", "Zombie Flesh Eaters" ...) - 1979
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Réalisation
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Lucio Fulci
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Casting
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Tisa Farrow (Anne Bowles)
Ian McCulloch (Peter West)
Richard Johnson (Dr. David Menard)
Auretta Gay (Susan Barrett)
Olga Karlatos (Paola Menard)
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