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 | Encres sur toile Spookies Publié le 12/11/2007 par Mutilabominator | | Les monstres prout et les femmes mygales se donnent la main pour rendre ce grand barnum totalement funky |
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"Spookies"
d'Eugénie Joseph |
Un grand manoir perdu au milieu de nulle part, et en plus entouré d'un vieux cimetière, renferme dans ses murs un diabolique sorcier, qui semble se prendre pour Christopher Lee des Dracula de la Hammer, le charisme en moins.
Son problème, c'est qu'il veut ramener à la vie sa belle fiancée, laquelle a d'ailleurs toujours voulu échapper à son amour.
Vu sa tronche décrépite, ça se comprend.
Le vieux méchant monsieur attend donc des proies humaines pour faire revivre son cher ange.
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Quelques jeunes bien bourrés et bien craignos passent dans les environs en voiture, et v'la-t'y-pas qu'ils découvrent ce bien charmant endroit. La nuit, personne, ni dans la baraque, ni autour, de plus, l'endroit est vaste, et personne risque de nous casser les pieds si on fait un peu de bordel. Le pied, quoi !
A l'intérieur, le groupe découvre un vieil oracle, un ouija capable de communiquer avec les morts. Chouette, un peu de distraction en plus de la bière.
Dès les premières questions, notre sorcier s'amuse à faire peur aux jeunes crétins. D'autant plus que l'entente n'est pas parfaite entre le jeune loubard téméraire et le plus vieux du groupe, qui, décidément, n'apprécie guère les mauvaises blagues, et encore moins de pénétrer dans une maison sans autorisation.
Un peu d'aventure, bon sang ! |
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La suite ne va de toute façon décevoir personne.
Le sorcier réveille des monstres aussi divers que bien gravos : un homme-chat avec une main style capitaine crochet, les zombies sortis du cimetière qui décident de prendre l'air frais, des sorcières qui ricanent, un monstre gluant proto-alien qui envoie des décharges électriques, une femme-araignée (asiatique en plus) , une sorte de gargouille à la ghoulies, un gamin-démon encapuchonné, une statue de faucheuse qui prend vie (bravo pour les lampes rouges qui lui font des yeux style skeletor), des golems péteurs (des gros monstres qui ressemblent à des zombies en terre, du moins, je crois, en tout cas, ce qui est sûr, ce sont bien des prouts), un loup-garou ... ah non, pardon, là, y'a pas en magasin.
Qui a dit sarkozy au fond de la salle ?
Huit jours de cachot et fermeture du site. |
Le mieux, ce sont bien sûr les dialogues.
Allez, on s'en fait quelques-uns. Un gusse bien bourré s'engueule avec l'une des filles, qui lui rétorque :
"Ferme-la, espèce de navet".
Ce dernier répond pour la remettre en place :
"Navet ... c'est plutôt beau un navet, non ?".
Un des gars découvre une vieille bouteille et annonce un fatal :
"Nous allons probablement mourir cette nuit, alors pourquoi ne pas mourir ivre ?"
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Autre annonce tout seul :
"Faut que je pisse, mais merde, c'est pas le Ritz ici, c'est plutôt des toilettes !".
Le même gars rétorque au début dans la voiture
"Laisse-moi boire plus de bière avant de m'envoyer dans le décor, je suis trop à jeun pour l'apprécier !".
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Cela dit, ce brave garçon nous gratifie de la seule réplique intelligente du film.
Avant la transformation de la femme-araignée, cette dernière le piège en se présentant comme une autre prisonnière de la maison.
"Vos amis m'ont parlé de vous, monsieur Adams".
lequel répond le très intelligent ...
"Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit, madame !". |
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Ouah, quel manipulateur, et dragueur, en plus ! Hélas pour lui, la donzelle est bien plus moche en réalité, car elle se mue en terrifiante et grandiose araignée anthropophage dévoreuse de petits malins manipulateurs et dragueurs !
Le pauvre en aura la tête dégonflée, au sens propre bien entendu. |
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La scène de l'araignée fut d'ailleurs sublimée par tous les magazines spécialisés de l'époque, qui disaient avoir affaire à des effets dignes de "The thing" (pfff...hihihi ), et qui publiaient des photos superbes.
Le monstre y était rose bonbon, tout rond, avec des pattes bien ancrées et écoeurantes, comme une vraie tarentule. Pareil pour sa bouche aux dents immondes.
Une créature grotesque mais horrible, qui, dans le film, n'a rien à voir.
La bête est grise, bien plastoc, sa transformation se limite à deux ou trois masques de carnaval, et à des pattes en bois comme la femme-araignée de la fête forraine. Décevant, et surtout pitoyable. |
Pareil pour le reste, toutes les bestioles diverses étaient décrites comme très réussies (pfffrrrfff...hohoho), telle cette épouvantable sorcière attaquant une jeune femme dans les bois. Là encore, le "Muppet show" n'est pas loin, mais en moins expressif.
Au moins, la bouche de Kermit bouge !
Ne parlons pas de l'alien gluant, qui doit être un gros costume de caoutchouc recouvert de blanc d'oeuf. On parlait de clin d'oeil à "Alien", ah bon ?!?
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Bravo aussi à la superbe animation en pâte à modeler qui décompose le visage de la victime. Pour ces fameux effets, on avait réuni John Dods ("The deadly spawn"), Jennifer Aspinall ("Street trash), Vincent Guastini (un français bien d'chez nous), Gabriel Bartalos ("Elmer", "Basket case", huhuhuhu), Ed French ("Chud", dont les costumes ont sans doute été recyclés pour le pseudo-alien, houhouhou)... P'tain, la classe, man !
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On a comparé ce film au premier "Evil dead" (là, faut arrêter le délire, les mecs), au point de lui attribuer le grand prix au festival de Paris du film fantastique en 1986 !
La jaquette claironne "primé meilleur film" et surtout "l'horreur à son paroxysme" (hihihihohohohuhuhuhéhéhé).
La projection, ça devait être quelque chose, alors.
J'imagine bien les journalistes en train de se battre au pop-corn, se lancer des jets de pisse et mettre les chewing-gums sur les sièges de leurs voisins ! |
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De nos jours, le syndrome du nanar absolu dressé au rang de chef-d'oeuvre se poursuit.
Preuve en est de "Cabin fever", salué unanimement par la critique comme un must, qui est en fait une daube insupportable, ridicule et bricolée comme de la merde !!!!!!
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"Spookies" est à ce niveau bien mieux, puisque sympathique, distrayant, et qui montre des personnages débiles mais attachants (pas comme ces connards intégraux de cabin proutprout).
Tout fout le camp !
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Fiche technique
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Titre
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"Spookies" (aka "Duchies" ...) - (1987)
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Réalisation
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Eugénie Joseph
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Casting
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Felix Ward (Kreon)
Maria Pechukas (Isabelle)
Dan Scott (la Servante de Kreon)
Alec Nemser (Billy)
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| Votez canard! |
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