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La nuit déchirée
Publié le 23/07/2008 par Dexter
Le mythe du vampire revisité par Stephen King façon "Tue ! Tue !" et gros minets






"La nuit déchirée"

de Mick Garris





Comment peut-on de nos jours vexer un fervent admirateur de Stephen King, en deux mots ?

Prononcez devant lui le nom de Mick Garris. Là, deux choix possibles : soit il vous lâche son gros Saint Bernard aux trousses, et si vous réussissiez à vous échapper, il arpentera jour et nuit les rues à bord de sa Plymouth rouge sang pour vous étriper, soit vous lui causez un arrêt cardiaque sur place.





Méchant envers Mr Garris, le suis-je réellement ?

Et bien non !

Je dois être encore un des seuls à défendre ce que je nomme son meilleur film, en l’occurrence "La Nuit Déchirée" (aka "Sleepwalkers"), excusez du peu, mais le titre déchire ! (oui facile celle-là).

Mais pourquoi les adeptes du King boudent-ils cette adaptation ? Tout y est pourtant réuni pour en faire un très bon film !

Mick Garris et ses domaines de prédilection : le jardinage et la mise en scène



Une maman et son fils, pas très catholiques, recherchent une vierge pour lui voler son énergie vitale (et non sa carte ... ) pour espérer survivre.

Il faut dire que Mick, les histoires pas très nettes niveau relation mère/fils, ça le connait, étant donné qu’il joua sur ce registre deux ans plus tôt avec son "Psychose 4" (bon film, mais pas bonne suite).


Donc cette "Nuit déchirée" est une histoire menée tambours battants par des acteurs largement convaincants. Entre autres Brian Krause (le fils félidé), qui jusque-là m'était inconnu (les fans reconnaîtront en lui le "Léo" de la série archi trasho-gothique "Charmed"), se révèle assez flippant, grâce à une bestialité qui n’a d’égale que son appétit (voir la scène du cimetière pour s’en convaincre).

Il y a dans ce film de quoi régaler les amateurs. Ainsi vous pourrez trouver à volonté de la romance, du suspense et du gore ... et pas qu’un peu !

Don't touch my Litières son of a Bitch !



Et surtout le film se paye le luxe de réunir de nombreux acteurs, réalisateurs et écrivains coutumiers du domaine de l’horreur.


Z'auriez pas plutôt un rôle dans le prochain "Garfield" ?

Quoi !? Vous n’en êtes toujours pas convaincus que ce film est bien ? Alors c’est que vous n’aimez pas les chats dans ces cas-là ?!

Mais ne vous inquiétez pas, ces derniers morflent d’une manière assez morbide (rien que l’intro devrait vous réjouir) : une quinzaine de félins suspendus, certains coupés en deux, que le regard horrifié du shériff, Luke Skywalker… Mark Hamill, pardon, découvrira avant de tomber sur quelque chose d’encore plus monstrueux.



Alors vous l’aimez ce film ou pas ?

Non, pas encore ?

C’est donc que vous n’aimez pas voir les chats se faire tuer dans les films (tout comme moi, j’aime bien les Ti'chats, c’est pour cela que je suis un vendu pour ce film !).

Mais pas de panique : Mick Garris a tout prévu, car n’oublions pas que les félins sont à l’honneur dans cette adaptation directe pour la télé (ouais un téléfilm quoi !), et nos amis les animaux auront droit à un joli dressage, qui à l’écran porte largement ses fruits (étonnante scène où tous les matous se dirigent vers le domicile des vilains méchants, pour en découdre une bonne fois pour toutes).





Oui oui ! Ils sont félins pour l'autre ...




Mais le pompon revient au chat (pompon, chat , j’suis un forme moi) Clovis, chat d’un policier à l’expression plus que réaliste. Il faut vraiment voir sa tête lors d'une course poursuite lancée à vive allure, son maître et lui se retrouvent face à un camion en doublant une voiture.
La tête que font ces deux-là vaut amplement un coup d’œil.
Quand mon chat et moi regardons cette scène, mon chat sourit (pas mal celle-là !).



Le spectateur pourra trouver de tout dans ce film.

C’est pour cela que je m’étonne toujours de sa non-popularité.

Pourtant, l’histoire est prenante, et réserve son lot de gore : meurtre avec épi de maïs (un air de "Children of the corn" ?), tire-bouchon extirpant un œil de son orbite, Ron Perlman se faisant une manucure made in félidé, et bien d’autres scènes encore ...



les Somnabules, sauvages, agressifs, mais surtout ravagés par les chaleurs ...

Bon il faut bien l'avouer, le film n’est pas non plus parfait.
La majeure partie du problème vient, non pas des effets spéciaux (très réalistes) mais plutôt du maquillage des félidés, qui au final ressemble à … rien. Sorte d’ours sans fourrure croisés avec l’extraterrestre de Roswell (John Blake, Mike Smithson, Rick Stratton, coupables !!!)

En réalité ces créatures provoquent des douleurs aux abdos, dues à des crises de fou rire, plutôt que de réelles frayeurs, comme cela était certainement prévu au départ.


Mais je chipote là, comment voulez vous faire la tête à un film ayant reçu les prix du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario et meilleure actrice (Alice Krige, la maman félidée), au Fantafestival en 1992 ?

Attardons nous un peu sur l’actrice Alice Krige ("Le fantôme de Milburn", "Silent Hill")... Le choix de Garris de lui confier le rôle de la maman maboule s’est avéré des plus judicieux. Miss Krige possédant une palette très large d'expressions faciales, alternant tantôt traits angéliques (donnant l'irrésistible envie de l'étouffer de baiser), tantôt de démon (mais là même pas pour cent mille euros, j’irais lui faire une bise !!!).

Dans l'ensemble, la dame possède un jeu d’actrice amplement convaincant de femme fragile, comme de femme ultra fatale, ce qui, au bout du compte je dois l'avouer, est un vrai régal pour les yeux.



Non pitié ! Pas la pelotte de laine !!!!


Malheureusement pour moi (pour nous ?), le plaisir pris à regarder les films dirigés par Mick Garris se limitera à cette sympathique "Nuit déchirée" et au terriblement fun "Critters 2".

Et pourtant le bougre a largement pillé les oeuvres de Stephen King ("Désolation", "Le fléau ....), sans vraiment réussir à exploiter leurs qualités.


Après les deux films précités, qu’a-t-il pu bien se passer dans la tête de Mr Garris ?
Car plus jamais le gore et la folie ne feront partie intégrante de ses films (à quelques exception prés, dans le domaine de la folie, "Psychose 4" n’en n’était pas loin).

Non, le monsieur préférera passer à des films fantastiques, que je qualifierai d’inoffensifs (ces deux segments des "Masters of Horror" et son gerbant "Riding the Bullet" le prouvent).





Allez Mick ressaisis-toi, on a déjà perdu Brian Yuzna, noyé dans les profondeurs de son lac maléfique, Dario Argento cherchant désespérément sa dernière des trois mères au fond de son sachet de blanche, tu nous ne feras pas croire que tu ne plus rien faire de bien ! Moi en tout cas j’essaie de ne pas y croire !






........................................................................................................................................................................................................................................................................................TRAILER


Fiche technique
Titre  • "La nuit déchirée" (aka "Sleepwalkers", "Les somnambules" - (1992)
Réalisation  • Mick Garris
Casting  • Brian Krause (Charles Brady)
 • Mädchen Amick (Tanya Robertson)
 • Alice Krige (Mary Brady)
 • Jim Haynie (Sheriff Ira)





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