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Starcrash, le choc des étoiles
Publié le 21/08/2008 par Lithan
Désintégrateur proton-photonique et bikinis intergalactiques sont les ingrédients indispensables d'une bonne Space opérette de Prisunic





"Starcrash,
le choc des étoiles"

de Luigi Cozzi





Alors qu'ils tentent d'échapper à la police de l'espace, Stella (Caroline Munroe) et Akton (Marjoe Gortner) rencontrent le survivant d'une attaque du Comte Zartharn (Joe Spinell).

Ils apprennent qu'il possède une arme d'une puissance telle que la galaxie entière pourrait disparaître en quelques secondes. Stella et Akton s'allient à l'Empereur (Christopher Plummer) pour mettre fin aux agissements de Zartharn.



ça te dirait de venir gambader sur la plage avec ouam ?

D'emblée, il convient d'affirmer que "Starcrash, le choc des étoiles" est un film de passionné, où le réalisateur ne recule devant rien pour affirmer son goût pour le domaine de la science-fiction ainsi que le cinéma en général.

D'ailleurs, la carrière de Luigi Cozzi (Lewis Coates, pour le pseudonyme) n'est construite que sur ce thème-là (avec entre autres des perles telles que "Contamination", "Paganini horror", "Les aventures d'Hercule", etc.) .


Très jeune, dès l'âge de 16 ans, il dirige un fanzine dédié au genre, bien que très méprisé en Italie.

De plus, il est le premier à introduire dans son pays les écrits de Phillip K. Dick et Ray Bradbury, avant de s'intéresser au cinéma en réalisant notamment de nombreux films portant sur la mythologie grecque (Hercule, Hercule 2) et de science-fiction (Contamination, remake bis d'Alien).




"Oh mon dieu !!! ... mais vous êtes le célèbre concombre masqué !!!!"




Starcrash débute par un texte défilant "à la Star Wars" présentant son contexte, à savoir un affrontement entre les forces du Bien et du Mal.



L'une des grandes qualités de ce métrage est de s'affirmer dès le début, avec une présentation des pouvoirs maléfiques du maître des ténèbres.

Un bref hommage à deux grands écrivains américains par l'intermédiaire de deux cosmonautes de bord (les commandants Bradbury et Clarke) et surtout un générique prometteur, où sont crédités de grandes vedettes telles que Christopher Plummer, l'inénarrable Joe Spinell (Maniac, Rocky) ou encore le débutant David Hasseloff (le futur héros des séries TV K2000 et Alerte à Malibu) sous une partition éloquente du grand John Barry (Goldfinger, Danse avec les loups).

BoRNNN ... BoRNNN ... BoRNNN to be Alive !!!!



En lui-même, Starcrash est clairement éloigné de Star Wars ou même de Star Trek, pour ceux qui lui reprocherait d'en être un plagiat.

Immédiatemment, le réalisateur prend parti pour des pirates de l'air, plus sympathiques que machiavéliques, poursuivis par la police spatiale et qui seront, par la suite, appelés à combattre pour le bien.

Deux personnages bien aimables aux yeux du spectateur, portés avec tact par des acteurs de talents, Marjoe Gortner et la sublime Caroline Munroe (James Bond girl reconnue dans L'espion qui m'aimait) dont la plastique avantageuse soutient à merveille le personnage de Stella Star.


Le scénario aligne les bonnes idées et relève d'un astucieux mélange entre mythologie et science-fiction, avec de nombreuses références à Sinbad ou encore Jason et les argonautes et, entre autres, une planète dédiée aux Amazones, gardée par un robot géant ou encore un astre habité par des hommes préhistoriques.





"Toi aussi , Ami Ouvre-boîtes, vient t'enrôler dans l'armée du mal !"



Immédiatemment, le réalisateur prend parti pour des pirates de l'air, plus sympathiques que machiavéliques, poursuivis par la police spatiale et qui seront, par la suite, appelés à combattre pour le bien.




Deux personnages rendus forts sympatiques aux yeux du spectateur, des rôles portés avec beaucoup de tact par des acteurs de talents : Marjoe Gortner (apparu dans le film de peur "Mausoleum", et essentiellement dans quelques séries américaines tellles que "Kojak" ou "MattHouston" ... ) et la sublime Caroline Munroe (James Bond girl reconnue dans "L'espion qui m'aimait" ... *) dont la plastique avantageuse soutient à merveille le personnage de Stella Star.



* Pour un mini bio daubée voir la chronique de "Flesh for the beast"



Pour les plans cul, y'a pas à dire , les italiens savent y faire

Le scénario aligne massivement les bonnes idées et relève d'un astucieux mélange entre références mythologiques et science-fiction.

Avec au sommaire de nombreuses références à "Sinbad" ou encore "Jason et les argonautes" (de Don Chaffey) et, entre autres, une planète dédiée aux Amazones, et gardée par un robot géant, ou encore un astre habité par des hommes préhistoriques.


A ce propos, Luigi Cozzi en profite pour rendre un vibrant hommage aux films de Ray Harryhausen dont il n'hésite pas a réutiliser la bonne veille méthode du stop motion (animation image par image) pour recréer certains effets spéciaux (dont la création de deux serviteurs du mal : Colère et Maléfique).

Le résultat est, certes, un brin amateur avec des personnages assez mal articulés mais qui s'intègrent parfaitement bien à l'univers du film.







Le super méchant :
Croisement improbable entre Kojak
et un Suppositoire à l'eucalyptus



On y retrouve également les fameuses épées laser, qui serviront principalement d'armes de combat. Les héros les dégainent toujours avec tact et docilité, pour un combat acharné et toujours patriotique, où se distinguent de façon claire le gentil et le méchant.



Globalement, les effets spéciaux, pour une petite production comme celle-ci, font parfaitement illusion (Germano Natali, Armando Valcauda etc., au commande.

Les décors et les costumes sont un brin kitsch mais sont un parfait hommage aux films de science-fiction des années 50, ce qui confirme que Starcrash n'est nullement un remake fauché de Star Wars mais une oeuvre qui a pu être réalisée en adéquation avec ce succès.

Ne m'approchez pas !!! ... Puisque je vous dis que je ne suis pas un godemichet !!!!

D'ailleurs, c'est à Planète Interdite (1950) que l'on doit la présence du robot Elle, aux aptitudes physiques curieusement humaines, est un concentré de robotique et de valeurs chères à l'homme.

Les vaisseaux spatiaux ont un charme désuet très appréciable, défilant avec élégance devant des étoiles multicolores qui ne sont pas sans rappeler les films de Georges Melies par leur simplicité.



La bataille finale, elle, vaut son pesant de bravoure.

S'y opposent toutes les forces cosmiques décidées à défendre leur camp.

Les explosions fusent, les combats font rage et l'on reste émerveillé devant ce joyau d'innocence que le réalisateur ne revendique pas, prouvant qu'il a mis en scène ici le film qu'il aurait voulu voir durant son enfance.









De ce métrage se dégage un aspect naïf et légèrement rétro parfaitement assumé, où la fusion entre plusieurs genres (SF, mythologie, conte) se concrétise avec succès tout au long de cette heure et demie de pur enchantement, qui pèche par deux ou trois invraisemblances (on retiendra notamment le coup des trois minutes d'arrêt du temps pour quitter une planète sur le point d'exploser).


Un bon film de science-fiction, bien loin de sa réputation de " navet " voire de " nanar ".







......................................................................................................................................................................................................................................................................................TRAILER




Fiche technique
Titre  • "Starcrash, le choc des étoiles" (aka "The Adventures of Stella Star") - (1978)
Réalisation  • Luigi Cozzi
Casting  • Marjoe Gortner (Akton)
 • David Hasselhoff (Simon)
 • Caroline Munro (Stella Star)
 • Christopher Plummer (l'Empereur)







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