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Bullitt
Publié le 21/09/2008 par Mutilabominator
McQueen c'est l'homme le plus classe du monde !
Mon gars ! En t'en prenant à lui t'as fait une grosse Bullitt !


* peinture "Bullitt" disponible
sur killerdesignsuk.com

"Bullitt"

de Peter Yates




"Bullitt" est un classique du polar sombre américain, réalisé de main de maître par Peter Yates en 1968.



Steve Mc Queen, qui refusait de jouer des rôles de policier à l'origine, incarne un lieutenant aussi réservé qu'efficace et honnête.

Sur la musique jazz culte de Lalo Schifrin, le spectateur suit le célèbre comédien pendant près de deux heures d'un suspense intense.



Le lieutenant Frank Bullitt (Steve Mc Queen) travaille à la brigade criminelle de San Francisco.

Il est contacté par le sénateur Walter Chalmers (Robert Vaughn) afin de protéger Johnny Ross (Felice Orlandi), un mafieux repenti, qui doit témoigner d'ici quelques jours à la Cour, et ainsi faire d'importantes révélations sur le milieu.

Bullitt est chargé de surveiller cet homme pendant le week-end, dans une petite chambre d'hôtel isolée.

Bullitt organise un relais avec ses collègues.



Mais, au cours de la nuit, deux mystérieux individus parviennent à entrer dans la chambre, puis font feu.

L'un des policiers est blessé à la jambe, alors que Ross, presque mourant, est transporté aux urgences.










Il finira par y rendre l'âme quelques heures plus tard.

Bullitt décide de cacher cette mort à ses supérieurs, mais surtout à Chalmers, afin de poursuivre seul son enquête.

Alors qu'il prend des renseignements dans les rues de San Francisco, grâce au chauffeur de taxi (Robert Duvall) qui a transporté Ross, Bullitt s'aperçoit qu'il est suivi par une grosse voiture noire.

Il se rapproche des individus, ce qui déclenche une incroyable poursuite, au terme de laquelle les deux gangsters meurent dans un terrible accident.



Peu de temps après, Bullitt et son équipier Delgetti (Don Gordon) découvrent que la personne abattue à l'hôtel se nommait Albert Rennick, lequel avait pris la place du véritable Johnny Ross, ce dernier étant toujours en cavale...

Prenant le temps d'exposer une histoire de facture classique, le film fait la part belle aux personnages.

Le suspense reste présent tout au long du métrage, agrémenté régulièrement par des séquences spectaculaires, notamment cette traque finale dans l'aéroport.


Mais la scène la plus célèbre et la plus impressionnante reste cette poursuite en voiture, entre deux des plus superbes "Muscle cars" d'Amérique : la Dodge Charger 1968 et la Ford Mustang Fastback 1968.
(compléments d'info sur les "Muscle cars" en bas de page)

Cette longue séquence est restée dans les mémoires, car Steve Mc Queen, spécialiste des voitures de course et de moto, conduit lui-même sa Ford.

Quant à la Dodge (célèbre aussi sous le nom de "General Lee"), elle est pilotée par le cascadeur Bill Hickman, acteur pour l'occasion.





Ce dernier sera aussi l'auteur d'une autre poursuite légendaire, celle de "French connection", réalisé par William Friedkin en 1971, où il obtiendra un rôle plus important devant la caméra.









La poursuite de "Bullitt" garde un côté réaliste : les caméras ne tournent pas plus vite, il n'y a aucun tremplin pour que les véhicules sautent plus haut...



Après ce film, il restera 12 ans à Steve Mc Queen avant d'être emporté par le cancer (à noter que, peu avant sa mort, il a subi une opération chirurgicale, dans laquelle on lui a fait ablation d'une tumeur de 3 kilos !).

On retiendra surtout dans cette dernière décennie de sa carrière des films comme "Guet-apens" de Sam Peckinpah, "Le Mans" (où les assurances refusaient de se charger de l'acteur, qui pilotait toujours dans de nombreuses cascades), "Le chasseur", qui sera son tout dernier film en 1980.




"Bullitt" est ressorti il y a quelques mois dans une édition collector de 2 dvd, agrémentée d'un documentaire d'époque ("Steve Mc Queen, proche de la réalité"), d'un documentaire chronologique sur la carrière de l'acteur, et enfin d'un autre documentaire sur le montage.
Instructif et rempli d'anecdotes.





..............................................................................................................................................................................................................................................................................TRAILER



..................................................................................................................** La mythique course poursuite **





Fiche technique
Titre  • "Bullitt" - (1968)
Réalisation  • Peter Yates
Casting  • Steve McQueen (Bullitt)
 • Robert Vaughn (Chalmers)
 • Jacqueline Bisset (Cathy)
 • Don Gordon (Delgetti)
 • Robert Duvall (Weissberg)








Les "Muscle cars" !!!
Mais Koissédonk ???




"Muscle car" est un terme qui désigne des voitures américaines puissantes, imposantes, qui furent commercialisées au cours des années 60, et jusqu'à la fin des années 70.

En général, les moteurs utilisés sont des V8, même quelqu'un qui n'y connait pas grand chose peut reconnaître le son particulier et agressif qu'ils produisent.

chevrolet camaro (1969)

Dodge Charger 1968 *

En fait, une "muscle car" n'était pas onéreuse à acquérir, il s'agissait d'un modèle de ville classique, mais dont le moteur était donc remplacé par ce nouvel équipement.

D'ailleurs, les "muscle cars" sont les ancêtres du "tuning" actuel, où vous pouvez acheter une voiture de ville simple et peu coûteuse, pour la transformer en véritable bolide de course.

Les voitures tuning sont pour la plupart des petites japonaises achetées d'occasion et retapées avec des ustensiles plus coûteux que la voiture elle-même !!!

* Tout simplement culte. la version de 1969 modifie juste la calandre avant avec une séparation au milieu et les quatre phares ronds à l'arrière.



La toute première "muscle car" fut la Pontiac Tempest de 1964.

Le V8 possède cependant sa faille : s'il permet au véhicule qui en est équipé de battre des records d'accélération, il consomme énormément, ce qui fut la cause de la fin des "Muscle cars" avant les années 80.

Les constructeurs, tout en continuant de sortir des véhicules puissants, ont cessé de réaliser ces modèles plutôt polluants...


Pontiac Tempest GTO (1964)

Dodge Charger Daytona (1969)

Sans rentrer dans tous les détails techniques, pour ne pas larguer les néophytes, les "Muscle cars" ont battu de nombreux records.

Certains véhicules parmi les plus délirants jamais réalisés atteignant des vitesses variant entre 330 et 380 km/h (la Dodge Charger Daytona, reconnaissable, comme sa comparse Plymouth Superbird, à son énorme aileron arrière ).


Un véhicule comme la Dodge Charger, commercialisée en plusieurs versions (R/T road track, la plus éditée), pouvait avaler le 0 à 100 en 7 secondes, mais sa version la plus redoutable, équipée du fameux 426 hemi, grimpait le 0 à 100 en 5 secondes et atteignait les 250 km/h.





Le cinéma et la télévision ont immortalisé ce type de véhicule, comme "Bullitt" avec Steve Mc queen, ou une Ford Mustang Fastback affronte une Dodge Charger, "Point limite zéro", ou Barry Newman parcourt les états-unis en Dodge Challenger, The seven-ups" avec Roy Scheider...

Dodge Challenger








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