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 | Sonotones et klaxons Blind Guardian - A Night at the Opera Publié le 14/02/2009 | La domination du monde, posséder la totalité des richesses,voir toutes les gonzesses se prosterner devant la puissance,… Elle marche pas votre babiole. l’Anneau Unique, c’est d’l’anarque !
C’qui faut ?!... Du Speed pour les gouverner tous !
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Oyez courageux chevaliers du Gondor !!!!...
Dans moins d’une heure, nos troupes vont en rallier d’autres, venues des quatre coins de la terre du Milieu... Vous allez livrer le plus grand combat de l’humanité… !
L’«humanité »… Un mot qui devrait prendre un sens nouveau aujourd’hui.
Ne passons plus notre temps à ne penser qu'à nos petites querelles sans importance entre Humains, Elfes et Nains ! Nous allons être réunis dans notre intérêt commun !!...
Peut-être le sort a t-il voulu qu’aujourd’hui soit le jour de notre seigneur, Eru !...
Vous allez une fois de plus défendre notre liberté ! Non pas de la tyrannie…
De l’oppression…
De la persécution…
Mais de l’anéantissement !!!...
Nous combattons pour notre droit de vivre…
D’exister !!!
Et si nous remportons la victoire, le jour Ilúvatar ne sera plus connu comme étant la fête nationale d’Eä mais comme le jour où le monde a déclaré d’une seule voix :
« Nous ne rentrerons pas dans la nuit sans combattre !!! Nous ne voulons pas disparaître sans nous battre !!!... Nous allons vivre… Nous allons survivre !!! »…
Car aujourd’hui nous célébrons le jour de notre INDÉPENDANCE !!!!!!!!!....
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Tandis que le Heavy Metal continue sa longue progression dans le plus grand virage de son histoire, les années 80 témoignent encore des naissances douloureuses engendrées par le son anglais. Le Death Metal, Le Thrash Metal ou encore le Black Metal, tous ont été bercés et élevés par la New Wave of British Heavy Metal et ses ancêtres. Une multitude de musiques innovatrices et singulières dont l’éthique commune se résume à «Qui a la plus grosse».
C’est en 1985, grâce au mythique album "Walls of Jericho", que l’arbre généalogique Sabbathien s’agrandit. De la vélocité acoustique et du «Do, Ré, Mi» mélodique, voila une musique qui se lance tel un TGV sur les ondes radios européennes.
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Helloween - Walls of Jericho
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Aucun doute, c’est l’avènement de toute une génération, l’air du Speed Mélodique Allemand. Bien que le Heavy Metal ne soit pas avare en guitaristes talentueux, Kaï Hansen et son groupe de l’époque, Helloween, ont, en quelque sorte, remis en cause tout un style.
Le Speed possède une structure musicale totalement différente de celle de ses propres racines, le Thrash Metal.
Toute sa force réside dans un chant clair et puissant à la Robert Plant et des compos voluptueuses allant de la simple ballade jusqu’aux déferlantes de riffs complexes… L’argile est aux sculpteurs ce que le Speed Mélodique est aux guitares Heroes. |
Cover plutôt... soft!
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Durant la même année, Lucifer’s Heritage sort avec fierté sa toute première démo intitulé "Symphonies Of Doom". Un apéritif piquant servi par quatre pécores de la ville Kerfeld dont la musique endiablée est proche du Speed Thrash d’Helloween. Jusqu’en 88, Lucifer’s Heritage subit d’énormes changements au niveau du Line-up mais cela n’empêche pas Hansi Kürsch et André Olbrich, deux amis à l’origine du groupe, de travailler sur une deuxième démo.
"Battalions Of Fear" lancera la carrière des allemands et ira se loger dans les tympans de No Remorse Records. Le split reprend alors sa formation originelle et signe un contrat pour un premier album. |
Afin d’éviter toute allusion satanique, le quator, composé d’Hansi Kürsch (chant et basse, qu’il délaissera par la suite…), André Olbrich (guitare), Markus Dörk (guitare) et Thomas Stauch (batterie), est obligé de changer de nom. La peur peut être, les partisans de l’église catholique étant en croisade contre les suppôts du Heavy Metal à cette époque… Le quatuor endosse alors le nom symbolique de Blind Guardian et se lance telle la communauté de l’anneau dans un voyage périlleux dans les contrées de l’industrie musicale.
La suite ? Plusieurs albums dont les mélopées colériques sont des hymnes patriotiques destinés aux Elfes, aux nains velus ou autres Dragons. Car s’il y a une chose à retenir du groupe, c’est bien ce penchant fanatique pour les œuvres du téméraire J.R.R Tolkien.
Blind Guardian n’est qu’un régiment de geeks chevelus déchirant les Terres du milieu avec un déferlement de cacophonies hostiles et mélodiques.
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L’héroïc fantasy est devenue la marque de fabrique des allemands mais aussi l’un des éléments récurrents du Speed Metal. Toutefois, Blind Guardian a su tout au long de sa carrière se renouveler, grâce à une inspiration en constante ébullition. Tolkien n’est pas le seul centre d’intérêt, et ce en dépit de son omniprésence sur les nombreuses galettes. Les légendes ("A Past And Future Secret" sur "Imagination from the other side"), la littérature ("Imagination from the other side" sur l’album du même nom, ou "The Tommyknockers" sur "Tales From The Twilight World"), la «divergence» (Une bonne partie des reprises de "The Forgotten Tales"), La religion ("Banish From Sanctuary" sur "Follow The Blind", les tragédies de l’histoire (le titre "Battalions Of Fear" ou bien la reprise de Satan, "Trial By Fire"),… Une multitude de thèmes dépeints à travers les covers et la musique, elle-même amochée par les coups de l’évolution.
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Les successeurs de "Battalions Of Fear" vont petit à petit abandonner le « Speed thrash à tête de citrouille » et prendre une orientation « Speed mélodique à tronche de Hobbit ».
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Hansi Kürsch, l'égérie des farfadets.
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Le changement est flagrant ! Entre les guitares hurleuses de solos, rythmique de tous les diables et chimères orchestrales, Blind Guardian se la joue grave ménestrel des temps modernes.
Ajoutez à cela la maîtrise vocale d’Hansi Kürsch et le groupe atteint un degré d’apothéose hors norme. Chose qui se traduit en 1995 avec la sortie de leur cinquième disque "Imagination from the other side", certainement l’un des opus les plus travaillés.
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Néanmoins, il faudra réellement patienter jusqu’en 1998 pour enfin jubiler d’une œuvre conceptuelle digne d’être nommée ainsi "Nightfall In Middle-Earth", Les contes perdus du Silmarillion, véritable traduction littérale des récits de Tolkien sur la genèse de son univers.
Même si la production rappelle un Rhapsody, ce CD reste parmi la discographie des gardiens comme étant une œuvre majeure. Bien plus encore, un prodige artistique incontournable dans le domaine du Speed mélodique.
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A Night at the Opera : Clin d'oeil à Queen et aux Marx Brothers |
"A Night at the opera" a justement la lourde tâche de tenir tête à ses deux bijoux de puissance. Bien que très différents dans le fond, "Imagination from the other side" et "Nightfall In Middle-Earth" ont la particularité d’avoir, à deux trois détails près, la même sonorité alliant de manière astucieuse Heavy Metal et musique sympho-homérique.
Avec "Night at the opera», les quatre chevelus ont misé gros. Sorti en 2002, l’album prend le courant à contre-sens et expulse les compositions épiques sur un arrière-plan de guerres féodales. A des années-lumière d’être un fleuron de l’expérimentation sonore, ce huitième album pose ses bases sur une production non conforme aux normes de la confrérie des gardiens aveugles.
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Ici, le mixage et les ajustements acoustiques sont des éléments clés. Une musique devenue limite destructurée, abandonnant progressivement ce côté «ménestrel elfique» dans les cachots du Mordor. Seuls les morceaux "The soulforge" et la belle et tragique ballade "Harvest of the arrow", écrite et jouée pour l’occasion en plusieurs langues dont notamment le Français et l’Espagnol, confirment la règle. Tandis que la première averse de riffs chevaleresques voue un culte à Raistlin Majere, antihéros d’une série de livres consacrés au Dragonlance (Dungeons & Dragons), la seconde, moment où coucher de soleil et cumulonimbus s’entremêlent dans un gang bang ahurissant, reprend le concept de « Nightfall In Middle-Earth ».
"Harvest of the arrow" raconte la triste histoire de Túrin Túrambar, un personnage présent dans le Silmarillion. L’héroic fantasy s’arrête là et la religion, l’art, la science et la mythologie prennent l’ascendant.
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Raistlin Majere, le mage version comics.
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Le Thrashy "Banish From Sanctuary" racontait, à l’époque, de manière littérale, et non sous la forme d’une critique barbare comme n’importe quel bouseux du Heavy Metal l’aurait fait, la vie de Jean Le Baptiste, bon catho de service, prophète désignant de son index l’agneau de Dieu. Instant biblique et, surtout, mystique réemployée à travers les notes oscillantes de "Precious Jerusalem".
Jésus en personne prêche la bonne parole. Ce sont les derniers jours du Messie, un homme en proie aux doutes, prêt à se sacrifier pour sa précieuse Jérusalem. La destinée chante tristement, "Sadly sing destiny" se place du point de vue du peuple. Celui qui, accablé et enragé, prépare la Croix et la couronne d’épines. Une populace elle aussi infectée par l’incertitude concernant le sacrifice et la crucifixion du Christ.
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Le Samsagace Gamegie de la grattouille, André Olbrich.
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"Punishment divine" et son patronyme trompeur n’ont dans un sens, rien à voir avec la biographie du rédempteur. Nommées ainsi de façon dérisoire, les démences phoniques de « Punishment divine » décrivent l’état avancé d’un mortel en mal de folie… Le sujet n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit du philosophe Nietzsche, anéanti par une crise de psycho. Ironie du sort… Une icône à l’esprit avisé châtié dans les méandres de l’aliénation.
Plus loin, la destinée biblique continue à s’acharner sur l’homme. "Age of false Innocence", dont on soulignera l’intérêt majeur pour son intro mélancolique au piano et son break forcené, est dédié à l’astronome physicien Italien, Galilei. Ce dernier a été victime de la censure catholique.
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Ses théories étant qualifiées de sacrilèges envers la bible, Galilei fut énormément affecté par ces attaques absurdes. La science avait pourtant surpassé le mysticisme mais l’Inquisition resta blottie dans les chapitres et versets du livre sacré.
A partir de ce moment, le monde s’est effondré autour du scientifique.
C’est l’instant fatidique qui marqua le début de la fin de sa vie. Condamné pour avoir levé les yeux vers le ciel…
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"A Night at the opera » poursuit son voyage parmi les grands noms avec le compositeur Allemand, Richard Wagner. Le valeureux et mélo-folklo-dramatique "The Maiden and the ministrel knight" reprend l’un des épisodes de l’opéra "Tristan und Isolde". Le leitmotiv de cette composition narre le récit de l’amour impossible entre Isolde, princesse d’Irlande et promise du Roi Marke de Cornouailles, et Tristan, chevalier et neveu du Roi.
Une histoire tirée d’une légende qui se finit de la même manière qu’un "Romeo & Juliette". Détail assez amusant, Nietzsche a eu, pendant longtemps, une fascination morbide pour le mythe de "Tristan und Isolde" et leur affection interdite commune. Comme quoi tout est lié… |
"Tristan and Isolde Sharing the Potion" par John William Waterhouse - 1916
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Marcus Siepen, barde à mi-temps.
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Il est aussi question de liaisons complexes sur "Battlefield" mais cette fois-ci entre un père et son fils. Le titre symphonique, alliant avec brio chœurs épiques et doubles pédales fulgurantes, se base sur un vieux poème écrit en allemand, "Das Hildebrandslied".
Celui-ci met en scène deux guerriers représentant leurs patries respectives sur un champ de bataille dans le but de faire un duel de mise en bouche. Les deux hommes se rapprochent et se présentent l’un à l’autre.
Le plus vieux se nomme Hildebrand tandis que le plus jeune s’appelle Hadubrand
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Question de respect, Hildebrand lui demande ses origines. Hadubrand lui répond, après moultes renseignements, qu’il ne connaît pas son père, un lâche qui a abandonné sa mère pour fuir l’armée d’un puissant général. Le vieux chevalier réalise alors qu’il a devant lui son propre fils. Sans pour autant le dire directement, Hildebrand décide de donner à sa progéniture des bijoux afin de lui « dévoiler » la vérité.
Néanmoins, Hadubrand y voit une ruse pour le tromper et mieux le tuer. Il refuse catégoriquement les présents. Hildebrand, ne pouvant pas décliner le combat, honneur oblige, se rend compte à ce moment-là qu’il n’a plus le choix. Tuer son fils ou mourir. Le duel commence mais le poème se conclut sur la destruction de leurs boucliers. Sont-ils toujours vivants, se sont ils entretués, le fils, ou bien le père, qui est sorti vainqueur ? Cela reste un mystère…
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Un troisième titre rejoint "Battlefield" et "The Maiden and the ministrel knight" sur le thème des relations humaines compliquées. Une sulfureuse tirade qui laisse présager une critique sociale. Or, cette fois-ci, c’est Hansi Kürsch, puissance lyrique de Blind Guardian, qui s’y colle. La sérénade qui suit dépeint une amitié inattendue, et forcée, entre un renard et un lièvre.
Tous deux ont échappé au génocide des infâmes corbeaux, une nation raciste et extrémiste prête à n’importe quoi afin d’imposer ses lois. "Wait for an answer", ou l’art de transformer la réalité en conte métallurgique, régurgite la guerre et son après… Cependant on peut y voir une once d’espoir destinée à rallier les peuples en conflit. Le renard et le lièvre, le chasseur et le chassé, main dans la main, déterminés à s’entraider en vue non pas de survivre mais bien de vivre. |
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Sur ses notes s’achève l’interlude empli de patriotisme. Le frontman et sa communauté retournent vers leurs premiers amours : Les légendes, les mythes et autres chroniques fantastiques…
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Cassandre, la beauté divine, devant Troie en flammes.
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La chevauchée reprend de plus belle avec "Under the Ice", morceau purement démentiel dont les robustes complaintes d’Hansi, accompagnées par son orchestre mêlant brutalités barbares et passages bouleversants, assure une atmosphère mémorable similaire à un "Nightfall In Middle-Earth".
Aucun doute, l’imaginaire fantaisiste est le propre de Blind Guardian. Cassandre, sœur de Pâris et héritière du don de prémonition, assiste impuissante à la destruction de Troie. Elle avait pourtant prévenu son frère et ses concitoyens de cette catastrophe. Toutefois, les Troyens la prenaient pour une folle.
Chaque prophétie était accompagnée d’une transe hystérique semblable à une possession démoniaque. Les habitants, effrayés, la regardaient comme un monstre, une aberration de la nature. Lorsque le cheval de Troie dévoila son secret, Cassandre, la porte parole de la fatalité, prit la fuite et se réfugia dans le sanctuaire d’Athéna. Pleurant toutes les larmes de son corps, elle implore la déesse de la guerre d’arrêter ce massacre. |
Peines et souffrances ne sont pas suffisantes. Les Dieux aiment briser leurs jouets… Ajax entre alors en scène. Dehors la guerre fait rage et le fils d’Oïlée s’attaque au Panthéon dédié à Athéna. Cassandre, fragile et sans défense, voit l’assaillant se rapprocher… Dans un excès de peur et de violence, celui-ci l’arrache à la statue de la divinité et s’empresse de la violer. Elle, qui voyait la tragédie des autres, n’avait pas vu sa propre calamité.
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Reste enfin "And Then There Was Silence", la piste phare clôturant "A Night at the opera" de manière honorable ("Harvest of the arrow" étant considéré comme un bonus). Un concentré de changements de rythme scandé par une composition alambiquée. 14 minutes indomptables où se transcendent Heavy Metal, symphonie, ballade et folk. Suite d’ "Under the Ice", "And Then There Was Silence" revient sur la nuit où Troie a assisté à son achèvement.
Un soir fatidique... Quand les Dieux ont décidé que le fer, le feu et le sang ne font plus qu’un. Encore une fois, Cassandre avait vu juste. Seule et désemparée, entouré par les cris des Troyens et les entrechocs d’épées, elle attend, amorphe, que le silence et le néant avalent ce mauvais moment… |
Suite à "A Night at the opera", le batteur Thomas Stauch a quitté les gardiens... La tournure de Blind Guardian ne lui plaisait pas...
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Les bardes fougueux du thrash speed ne sont plus... Le temps est passé et les allemands ont pris un sacré coup de vieux. Mais ne dit-on pas que la vieillesse incarne la sagesse ? Avec "A Night at the opera", Blind Guardian semble avoir dépassé son époque et continue, inlassablement, à se bonifier au fur et à mesure que le sablier se vide.
Voici la quintessence du Heavy Speed Mélodique, ou comment les nains et gnomes prouvent qu’ils en ont dans le slip !
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Blind Guardian
A Night At The Opera (2002) |
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